Sun Ship

21 juin 2020

Défaite de la musique, le retour (définitif)

J'aimerai vous dire comme tous les ans, mais c'est faux, ce blog est en jachère, et je ne mets que quelques chroniques de temps à autres, et même, j'en ai quelques unes au frigo, mais je ne les mets même pas.
Désespérant.
La dernière fois que j'ai parlé de Culture, c'était quand ? Il y a longtemps sans doute. Cinq ans ? On regarde défiler les hôtes de la rue de Valois, et on reste interdit.
Interdit de culture, c'est presque amusant. Enfin ça pourrait l'être, si ce n'était pas si dramatique. Si la situation n'était pas aussi terrible. Si la précarité n'avait pas gagné toutes les strates de la culture. Si les décisions prisent, n'avait pas été, à tout coup, tout aussi terriblement délétère qu'on en arrive là.
On dira "han mais c'est le COVID, qui nous met dans la merde."
Pour ça, comme pour tant d'autres choses, les artistes se sont débrouillés tout seuls. Le DIY, la mutualisation de la pénurie est devenu une nouvelle façon de créer, et c'est bien ; on est heureux (et fier) de voir Adlib. On est passionné par les débats sur l'écologie. On ne sera pas surpris de voir les collectifs renaître à la sortie de cette putain de crise du COVID.
Le COVID. On a ri (non), devant les tergiversations, le mépris des concerts sur des chaises en plastique à dix avec les gestes (crash-)barrières et les solistes qui donnaient une vision très claire de comment Valois voyait les concerts en province ; forcément dans des salles polyvalentes. Forcément un peu moisie.
Mais n'est pas moisi qui veut. Faut de l'entraînement, et c'est peu de dire que la culture institutionnelle d'Etat nous a de ce point de vue donné une belle feuille de route.
Le Co, je sais pas. Le vide, c'est sûr, et si le virus n'a pas aidé, le niveau d'amateurisme (soyons-en fier, paraît-y) des décisionnaires nationaux de la culture, ou plutôt des directives et des directions données y est sans doute pour bien plus que les-gens-qui-toussent-dans-la-corbeille. C'est simple, il n'y a plus que les territoriaux pour donner encore un sens institutionnel à la Culture.
La rue de Valois est peuplée de fantômes.
Ou c'est devenu un garage Peugeot, on a du mal à savoir.
La Culture institutionnelle d'Etat est devenue sous nos yeux ébahis, dans la droite suite de l'Education National, le royaume du boy-scoutisme.
Er quoi de mieux que la Défaite de la musique, la pierre noire de la création pour que ce boy-scoutisme s'exprime au mieux ? Dans cette catégorie, le 21 juin covidé fait dans la génie : Jean-Michel Jarre dans une sorte de 36-15 Second Life et des chanson à apprendre par coeur, comme des Diapason Rouge sur papier CERFA.
On ne sait pas s'il y aura toujours un ministère de la Culture. On est tenté de dire, si c'est pour ça, c'est pas la peine... Et Vous savez quoi ? C'est l'effet voulu.
Alors il faut se battre pour que le mécénat culturel public ait un sens, sans perdre l'indépendance acquise.
Vous savez quoi ? C'est pas avec ces gens là que ça arrivera !

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

18-Errance-Montauban

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16 janvier 2020

François Corneloup - Révolution

François Corneloup a eu plusieurs vies.
Et il faut avoir eu plusieurs vies pour avoir envie de faire la Révolution. Une vraie révolution, celle qui n'est ni un diner de gala ni un fantasme qui se soigne au biactol.
François Corneloup a eu plusieurs vies, et pourtant il a surtout été saxophoniste baryton. Un baryton reconnaissable entre tous, qui se charge d'animer la rythmique sans abandonner cependant une certaine légèreté que lui seul sait avoir, à l'image de la douceur amicale de "Fileuse" que Corneloup dédicace à sa vieille amie la contrebassiste Hélène Labarrière.
Parce qu'il n'y a pas de Révolution, s'il n'y a pas de camaraderie.
Des Jardins ouvriers aux orchestres d'Henri Texier, de Noir Lumière jusqu'à Ursus Minor, il y a plusieurs chemins qui mènent à un même but. Et peut être est-ce ça la révolution : réveiller les consciences (et faire gigoter les membres) tout en ne se lassant pas d'une certaine poésie. C'est tout l'enjeu de ce disque enregistré en quartet, avec des pierres angulaires comme l'électricité de Sophia Domancich, plein de douceur feutrée et néanmoins de tension sur le très beau "un arbre", mais aussi tout le travail de contrepoid exercé par le jeune tromboniste Simon Girard, remarquable de bout en bout et qui offre à Corneloup beaucoup de Liberté.
Qui dit révolution dit jeune garde (prenez garde...). Il ne s'agit pas de jeunisme, il s'agit de sang frais. A ce titre, outre Girard entendu chez Gaël Horellou, on trouve une bien saignante base rythmique avec Joachim Florent à la basse électrique et Vincent Tortiller à la batterie, qu'on avait pu apprécier dans l'orchestre de son père, singulièrement dans le génial hommage à Frank Zappa où il était indispensable.
Dans le présent exercice, qui se situe au mitan des expérience d'Ursus Minor (ça groove de partout, et notamment lorsque la basse asticote le Rhodes de Domancich) et de la dynamique générale des orchestres de Texier, le rôle de Vincent Tortiller est absolument primordial. Il est le genre de batteur qui sait en faire beaucoup sans en faire trop, qui sait libérer la basse et permettre aux deux soufflants de batailler avec grand enthousiasme. C'est sensible dans un morceau comme "Avant la danse", où, considérons-le, la danse a bel et bien commencé.
Révolution assume son côté rock, sans pour autant sombrer dans la caricature. C'est aussi l'une des forces de Corneloup qui sait très bien doser les choses tout en gardant un côté gouailleur voire bravache : en témoigne cette reprise très osée de "Tomorrow Never Knows" des Beatles qui sait garder l'esprit tout en dynamitant l'aspect ésotérique et psychédélique du morceau initial.
La Révolution, c'est du concret, l'oisif ira loger ailleurs !

Et une photo qui n'a strictement rien à voir... Enfin presque.

48-L'apéro

 

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10 janvier 2020

The Workshop - More Conversation With The Drum

Attendue depuis la prometteuse alliance avec ses compères de polyrythmie installés au sein du Workshop, la suite de Conversation With the Drum menée par le saxophoniste Stéphane Payen ne nous exempte pas de surprises.
Justement appelée More Conversation With The Drum, cet album paru chez Onze Heures Onze et qui commence par un très doux « Adèle » laisse entendre des timbres nouveaux : rien ne doit laisser penser que le Workshop est une structure fermée, et c’est la guitare de Nelson Veras et le baryton de Bo de Werf qui l’affirment, vite rejoint par une orgie de batterie.
Une sur chaque canal : le gauche pour l’habitué Vincent Sauve, le droit pour le nouveau venu Thibault Pierrard, déjà entendu avec le trompettiste Olivier Laisney. De quoi ajouter de la complexité rythmique et des conversations à baguettes rompues. Une complexité qui ne décourage pas la fluidité qui caractérise ce Workshop…
La légèreté de Payen aux prémices de « Nine to Hate » et le jeu rieur des batteurs font tout pour se faire le plus lumineux possible. Ce morceau était déjà dans le disque précédent ; gonflé avec les nouveaux venus, il prend davantage d’ampleur et d’inventivité. La basse électrique de Guillaume Ruelland lourde mais agile n’y est sans doute pas étrangère.
On retrouve dans la force de frappe de cet orchestre une démarche que Payen avait déjà utilisé dans Thôt. La stratégie de l’agrandissement comme un jeu de Lego, pour friser le grand format mais surtout offrir une pluralité des voix qui va plus loin que la simple densité. L’explosif « Little Thing To » en est une parlante illustration. Extrait du répertoire de Thôt, ce morceau est une recherche gourmande où les soufflants sont comme un roulement à bille qui entraine une rythmique inexorable et pleine de chemin de traverses.
Le jeu de chat et de souris de Veras et Ruelland, les slaloms et les unissons divers de Payen et Laisney, les claves en forme de ponctuation de Sauve sont autant de petites entropies qui s’inscrive dans une lecture plus free du répertoire habituel de ces protagonistes.Car c’est peut-être la surprise la plus réjouissante de ce beau deuxième volet de ces conversations. L’héritage Colemanien ne se limite pas à Steve, écrivait-on dans la précédente chronique.
Ce nouveau disque nous le confirme. « OND » est une référence directe à Old and New Dreams, avec la trompette conquérante qui s’insère dans les entrechats de l’alto pour mieux avancer de front avec le baryton de De Werf après une avalanche de percussions. De la même façon, « Ornette Like » qui lui fait suite ne laisse planer aucun doute. On peut être donc branché sur le courant alternatif, tendance Ornette et tendance Steve ?
Il y en aura sans doute quelques-uns pour s’en étonner, mais c’est une direction logique, et formidablement bien illustré par Stéphane Payen et ses amis : une musique ouverte sur le monde qui en écoute toute les palpitations et sait les transcrire avec une beauté mystérieuse, voilà qui caractérise les deux Coleman. Une réussite, et même mieux, un jalon paré d’une vraie universalité.

29-Laisney

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08 janvier 2020

Fred Marty & Nicolas Souchal - Saillances

Fred Marty est un phénomène, un habitué des duos, même si nous l’avions particulièrement apprécié en solo, avec cette approche très personnelle de la contrebasse, avec ses objets et ses morceaux de bois qui donne ce son si particulier à son jeu.
On se souvient d’un récent avec l’étonnante Irène Kepl, le revoici dans des terrains plus connus. Des amitiés, même, avec le trompettiste Nicolas Souchal, du collectif Musique en Friche, dont on est heureux d’avoir des nouvelles, après les avoir laissé en quartet avec des arbres et du vent.
Souchal, on le connaît bien aussi. Il est de ceux qui ont hissé le Pavillon Rouge chez Fou Records, et il fait partie de l’indispensable ARBF de l’ami Yoram Rosilio. Sa rencontre tout en Saillances avec Marty est donc de cette famille, libre, et intense.
Saillances est un disque qui porte bien son nom, qui aime les lignes de crêtes, les replis, les concrétions. « Telluriques » en est un magnifique exemple, pendant que la trompette malaxe l’air comme s’il s’agissait d’une glaise, la contrebasse tressaute, cogne sur différents objets posés là comme des obstacles propices au rêve. L’intensité varie, revient ou s’abandonne. Lorsque la trompette vocalise, c’est comme une sirène d’alerte, où une percolation vers de nouveaux espaces, défini peu à peu par un geste circulaire de l’archet. Ces espaces sont de pures chimères, mais ils prennent corps au fur et à mesure. Se densifient jusqu’à prendre corps, et surtout volume.
Il y a une vraie fusion entre les deux improvisateurs. Des lignes qui ne se contentent jamais d’être parallèle, même dans le plus doux « Répercussion » qui rebondit comme des gouttes d’eau salée dans une stalagmite. On est ici dans l’infiniment petit, dans une sorte de macrophotographie du son qui peut se permettre d’exposer tous les détails. Les cordes de la contrebasse vibrent comme de la chair ou du sable, chaque embrassade d’embouchure est un nouveau cratère.
Et donc une nouvelle montagne à gravir dans le microcosme
Mais il n’y a pas de volonté de destruction, ou de renversement de quoi que ce soit. Au contraire, il y a une construction naturelle, minérale, inexorable qui lui confère quelque chose de sauvage mais de nullement agressif. La musique de Souchal et Marty s’impose comme s’impose le vent, par sa simple présence. Voilà pourquoi, malgré l’apparent aridité des débuts, Saillances paraît si intime et doux.
L’ami Guy Sitruk sur Citizen Jazz parle d’une musique qui vieillit comme le bon vin. La métaphore est différente, le processus est le même : une construction patiente, qui ne doit sa finesse qu’à des détails en apparence invisible mais auxquels le duo décide de s’attacher dans des morceaux très courts dans lequel il fait bon plonger tête la première. Seul « Affins » est plus long, mais c’est un nécessaire processus de maturation. Elle est lente et drapée, comme une couche de sédiment. Archet et souffle s’étreignent, ne font qu’un et bourdonnent avec une grande douceur. C’est ce qu’il ressort de ce beau disque, qui vous happe totalement.

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

08-Penne

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31 décembre 2019

Les 10 albums de la décennie 10

Voici donc le résultat de la percolation des cinquante disques en une série de dix, forcément injuste. En fait, il aurait fallu une série de douze pour que je sois pleinement satisfait. Mais la règle c'est dix... Preuve que la décennie a été riche en coup de coeur. En revanche, et contrairement à mon habitude, je suis capable de n'en citer qu'un. C'est le Echo Echo Mirror House de Braxton, qui a absolument chamboulé la grammaire musicale sur cette décennie. Une décennie exaltante, pleine de surprise et avec une réalité qui n'est ni un choix politique, ni une posture : il y a de plus en plus de femmes dans nos musiques, et qu'est-ce que c'est bien !

 

Cholet/Kanzig/Papaux Trio + Arsys Bourgogne + Elise Caron - L'Hymne à la Nuit

Matana Roberts - Coin Coin Chapter 2 Mississippi Moonchile

La Pieuvre & Grand Circum Orchestra - Feldspath

György Szabados & Joëlle Léandre - Live at Magyarkanizsa

Orchestre National de Jazz Olivier Benoit - Europa Berlin

Anthony Braxton - Echo Echo Mirror House

Joëlle Léandre 10 - Can You Hear Me ?

Guillaume Grenard - Dark Poe

Tomeka Reid Quartet - Old New

Mary Halvorson Octet - Away With You

 

Et une photo qui a absolument tout à voir ;-)

brax


29 décembre 2019

Années 10 - 50 albums (18-19)

Et voilà la dernière fournée des cinquante... L'exercice est plus difficile (moins de recul !) mais il certains disques s'imposent, certains artistes aussi, qui seront dans les dix, le 31 décembre, c'est certain. Au terme, on remarque une prédominance relative des musiciennes. Ce n'est pas un choix "politique", c'est une évidence artistique, de celles que nous défendons à Citizen Jazz. Et c'est une réalité évidente de cette décennie.

Anthony Braxton - Quartet (New Heaven) 2014

Aki Takase Japanic - Thema Prima

Grencsò Kollektiva Special 5 with Ken Vandermark - Do Not Slam The Door !

Tomeka Reid Quartet - Old New

Stéphane Tsapis - Le Tsapis Volant

Anti-Rubber Brain Factory - Marokaït

Luzia von Wyl - Throwing Coins

Hans Lüdemann Trans Europe Express - Polyjazz

Guillaume Grenard - Dark Poe

Kyoko Kitamura Tidepool Fauna - Protean Labyrinth

Rendez vous avant le réveillon !

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

14-Velib-PN

28 décembre 2019

Années 10 - 50 albums (16-17)

On arrive à la fin, demain déjà aura lieu le dernier round avant le raffinement ultime, celui des dix disques de ma décennie... Et ce sera pour le 31 décembre à 19h, histoire d'écouter de la musique pendant le discours présidentiel et avant d'éventuelles agapes. Mais revenons à 2016 et 2017. Des familles se dessinent et là encore, des certitudes de lignes directrices...

La suite (et la fin) demain...

Jean-Brice Godet - Lignes de crêtes

Quatuor IXI & Melanoia - RED

Tomas Fujiwara - Triple Double

Sylvain Darrifourcq - In Love With Theo & Valentin Ceccaldi

Sarah Murcia - Never Mind The Future

Guillaume Grenard - Nadja Sextet

Mary Halvorson Octet - Away With You

Anthony Braxton - Echo Echo Mirror House

Joëlle Léandre 10 - Can You Hear Me ?

Taylor Ho Bynum - Enter The Plustet

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

20-Errance-Souel

27 décembre 2019

Années 10 - 50 albums (14-15)

Déjà l'instant charnière, avec ces deux années particulièrement prolixes, avec quelques totems et des lignes fortes. Le choix a été assez difficile et paradoxalement tombait sous le sens... Des noms semblent assez indélébiles sur la décennie !

 

Orchestre National de Jazz Olivier Benoit - Europa Berlin

Mary Halvorson - Meltframe

Papanosh - ¡ Oh Yeah Oh !

Andreas Schaerer + Arte Quartett & Wolfgang Zwiauer - Perpetual Delirium

MilesDavisQuintet! - Shapin' With MilesDavisQuintet!

Roberto Negro - Loving Suite pour Birdy So

Orchestre National de Jazz Olivier Benoit - Europa Paris

Blaser / Delbecq / Hemingway - Four Landscapes

Jozef Dumoulin - A Fender Rhodes Solo

Tony Hymas - Chroniques de Résistances

La suite demain...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

35-Vasistas

26 décembre 2019

Années 10 - 50 albums (12-13)

On continue sur notre lancée avec deux années particulièrement riches, où le choix a été difficile. Certains s'imposent, comme l'oeuvre absolument stupéfiante de Guillaume Séguron, ou encore le manifeste d'Olivier Benoit, Feldspath. A mesure que la décennie avance, on devine une direction que prend ce classement, avec des figures incontournables. 
Ce n'est que le début.

Matana Roberts - Coin Coin Chapter 2 Mississippi Moonchile

Alban Darche - XMAS BOX

Marc Ducret - Tower Vol.3

Günter "Baby" Sommer - Dedications

La Pieuvre & Grand Circum Orchestra - Feldspath

Surnatural Orchestra - Profondo Rosso

Guillaume Seguron - Nouvelles Réponses des Archives

Alexandra Grimal - Andromeda

György Szabados & Joëlle Léandre - Live at Magyarkanizsa

Radiation 10 - Super Bossa Nova

La suite demain...

Et une photo qui n'a rien à voir...

24-Abattoirs

25 décembre 2019

Années 10 - 50 albums (10-11)

Comme promis dans le précédent billet, voici donc un début de sélection des 50 disques qui ont fait MES années 2010. J'insiste sur le mes. Il ne s'agit ni d'un classement de qualité universelle, ni un étalage des meilleurs ou des plus marquant. Il s'agit d'un travail d'affinités électives et de souvenirs. 
Il se trouve qu'ici même ou sur Citizen Jazz, je chronique des disques depuis le début de cette décennie (et même avant). Alors, j'ai fait ce petit travail qui a permis de me replonger dans quelques disques amis qui m'accompagnent toujours. Voici donc, en 2010 et 2011, une sélection de 10 disques.

Le Bruit du [Sign] - Yebunna Seneserhat

Stephan Oliva - Film Noir

Samuel Blaser - Boundless

Cholet/Kanzig/Papaux Trio + Arsys Bourgogne + Elise Caron - L'Hymne à la Nuit

Szilard Mezeil Wind Quartet - Innen

Anthony Braxton & Joëlle Léandre - Duo (Heiderberg - Loppem 2007)

Sophia Domancich - Snake & Ladders

Foltz - Carrothers - Turner - To The Moon

François Corneloup - Noir Lumière

Trio Braam De Joode Vatcher - Quintet

La suite, bientôt...

Et (évidemment), une photo qui n'a rien à voir...

21-Tournesol