Hier soir, à l'invitation de mes potes de Tirapi, j'ai été voir le concert donné dans l'indispensable cave du 3 pièces, qui malgré toutes les embuches parsemé sur la route du jazz dans ma ville fait office de lieu de villégiature de la musique vivante.
A cette occasion, le jeune et déjà renommé saxophoniste Guillaume Orti (qui a mené le projet Kartet "windows" cette année et participé à Octurn_21 "émanations", deux disques importants) étaient invité à jouer avec eux. Orti est un musicien qui aime la complexité et qui est un grand technicien ; avec Thibault Cellier à la contrebasse, Pierre Quenehen à la batterie et les indispensables Rafael Quenehen au second sax et Antoine Berland au clavier, cela était bien servi en terme technique... Thibault a de plus en plus une manière de jouer extrêmement physique et sensoriel de sa contrebasse, et Antoine, même s'il doit s'astreindre à prendre plus  d'importance dans les chorus démontre aussi une vraie maturité dans son jeu.
C'est sur un des standards préférés des Tirapi, le Straight up and down de Dolphy que le second set s'ouvre. un bonheur pour les soufflants ; Et malgré tout l'intérêt du concert, une première surprise : dans ce morceau ou dans les compos d'Orti, le dynamisme habituel est un peu tari par une volonté d'être un peu étal dans les chorus, d'user de nappes qui correspondent moins à ce que j'aime, sans cependant remettre en cause une qualité musicale intrinsèque. Les compositions sont complexes et méritent peut être d'être plus approfondies.
Sur les compositions de Rafael, la chose est différente, plus virulente, plus énergique, plus habituelle aussi.
Le groupe rejoue ce soir, au même endroit. Allez-y de ma part.
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