C'est Eric Dolphy qui a accompagné la fin 2007, histoire d'embaumer les derniers instants d'une année qu'il conviendra d'oublier. Dans les dépoussièrations consécutives à quelques modification temporaires de mon intérieur -passionnant, non- j'ai remis la main sur un vieux concert de 1960 sorti chez Blue Note que j'avais tout bonnement oublié et qui n'était pas rangé avec ses petits frères -passionnant je vous dis-
"The Illinois Concert" C'est un moment, un pont tendu entre le Be Bop qui s'embourgeoise, se cale dans ses pantoufle et un embryon de Free, influencé par Ornette Coleman, notamment sur le morceau "Softly as in morning sunrise" ou, accompagné d'un Herbie Hancock qu'on attendait pas forcément là, le multianchiste de Coltrane ou Mingus dissone, transgresse et en un mot, défonce. Je sais pas si il est encore disponible ce Blue Note ressorti en 1999, mais si c'est le cas, foncez !

Dolphy, avec Coltrane et Zappa, pour moi, c'est celui qui restera le jour où j'aurai décidé de tout oublier. Une carrière fulgurante, 6 ans de disques avant de crever d'une crise cardiaque à 36 ans, due à un méchant diabète et à 6 ans de tournée dans kle monde entier avec tout ce qui comptait d'important à l'époque. On le verra notamment dans le mythique "Olé" de John Coltrane, et dans le "Free Jazz D'Ornette Coleman en 1960. Fin, habité par une musicalité hors du commun, il reste avant tout la référence en flute jazz.

A noter que le label ENJA vient de ressortir les "Stokholm Sessions" remasterisé et à prix sympa. C'est le moment de vous y mettre.
Pour la photo,  pas de Dolphy les loulous, j'étais pas né en 1964, mais une illustration d'ordre référentielle...
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