Hier soir, à l'invitation sympathique du Rive Gauche, je suis donc allé voir Robin McKelle, chanteuse de jazz en vogue en ce moment chez les amoureux d'un jazz un tantinet suranné mais qui fait dans l'efficace à base de reprise,un truc sans surprise, sucré comme un malabar goût fraise mais qui fait bien plaisir de temps à autres, tant que ça reste dans du régressif bien compris.
La piquante américaine joue tout dans le décorum, du "it's wonderful to be here" après les 4-5 mesures bien sages de musiciens encravatés -Le batteur, Jaz Sawyer, est très bon, et dans ce concert à 5% des ses possibilités-, lumière parfaite et son nickel -comme d'habitude au Rive Gauche-. On est dans le new-York parfait des films de la Goldwin, un vrai New-York d'Hollywood en carton-pâte qui fait presque vrai et les aficionados ont l'air de kiffer grave -ou de trouver ça bath, plutôt, vu la moyenne d'âge-
Robin chante bien, ce n'est ni Julie London ni Sarah Vaughan, mais elle fait du White Jazz assumé, perchée sur ses talons hauts, et c'est du jazz ricain pur jus avec la reprise de "Crying the River" qui va bien et hommage à Louis Armstrong.
Dire que j'aime serait d'un faux-cul que je ne saurai assumé. Dire que j'ai passé une mauvais soirée serait d'une mauvaise foi incarnée, et je m'y connais...

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