Je n'ai pas eu le temps de parler de ce disque très fin du pianiste Edouard Ferlet, sorti chez Mélisse il y a quelques mois. C'est un tort car c'est un album de jazz très poétique, printanier presque, où l'on se sent bien et qui apporte une certaine douceur. Le violoncelle d'Alain Grange cajole le piano cascadeur de Ferlet, un ancien de la boutique Sketch, en soliste sur "Par tous les temps" ou avec Viret sur cet album génial qu'était "l'indicible"
Ce coup-ci Ferlet n'a pas de contrebassiste, mais son batteur utilise la plage rythmique avec bonheur. L'album est également l'occasion de découvrir un excellent flutiste, avec Simon Spang-Hansenn.
Le disque semble être basé sur un poème lyrique de Saint Lambert, qui parle de lumière et de songe de nature. Ce sentiment est présent dans ce disque organique, et assez détaché, comme le jeu de Ferlet.

Ca n'a rien à voir -mais alors rien- mais j'ai envie de mettre une photo de nature, l'été, au petit matin...

Et demain je prends mon appareil photo...
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