Pas mal de gens pleurent des larmes de crocodiles sur Henri Salvador.
Ce qui m'a fait chier ce matin, c'est d'entendre "Zorro est arrivé" en me levant. France Inter. Service Public. Mieux disant culturel, qu'ils disent (mieux). Par contre rien de son album "Henri Salvador plays the blues" qui aurait calmé son monde, et rien de son parcours avec Vian, pourtant l'un des plus grands paroliers, et âme éternelle du jazz.
Savador m'agaçait, sur la fin. Vieux réac' guyannais un poil oncle Tom, et marchand d'illusions avec les endives en chef Keren Ann et Biolay. La quintessence de la poésie frileuse et du bavardage tiède : essayer de donner de l'atmosphère à une présence, c'est un peu comme faire un massage cardiaque à une pile électrique : c'est vain, ridicule et surtout prétentieux.
Salvador n'a jamais su vendre son talent ; excellent guitariste, chanteur parfait, il a toujours eu l'art de faire la daube convenue qui laissait le beauf certain de sa supériorité sur l'indigène... Alors que sincèrement, tout celà valait mieux.
Salvador pour moi c'est Henry Cording, le premier album de rock, "Rock'n'Roll Mops" avec Vian et Magali Noël, "Johnny fait moi mal" et consorts, des tueries pour l'époque... C'est le guitariste qui a joué avec Quincy Jones et Don Byas...
Bref, rien de ce qu'on verra dans les hommages.
So long.