on va encore dire que je copie sur notre amie Sophie, mais elle est toujours plus prompte que moi pour dénoncer ce qui l'énerve. Et nous avons des énervements communs (quoiqu'elle semble moins atrabilaire que moi, ou du moins je lui souhaite).
Elle fait un billet tout à fait savoureux sur la nouvelle connerie pour neuneux mode, ces sites "communautaires" consistant à se cotiser à plusieurs, tels des producteurs associés, pour sortir un disque, en étant vachement 2.0, c'est à dire en se donnant l'illusion du choix, mais avec un flux RSS, parce que ça fait plus mode. Alors si on fait un peu de sociologie, on s'aperçoit que le gogo moyen qui file de la thune pour produire des "artistes" est résolument contre la star'ac et consorts, mais est prêt à cracher au bassinet pour sortir des albums digne de la semoule Blédina type ça ou ça
Le genre qui aime Raphael, ce benêt, qui a la prétention du maudit et qui vénère Manset, ce cuistre à la rebellion étudiée en soufflerie pour gamine de 12 ans qui souhaite se débarrasser de ses posters Repeto...
Le pire c'est que ça existe depuis des décennie cette mode du "choix du public", ce truc chichiteux qui fait croire que c'est le nombre qui a raison, parce que ça plaira. Ca plait surtout au marchand de lessive. Ce truc suranné, ça s'appelle le radio-crochet. Et ça a sorti plus de Patricia Kaas que de Léo Ferré.
Soyons un tant soit peu sérieux. Voici un magnifique exemple de démagogie, basé sur une pseudo crise du disque savamment orchestré. Ça me fait penser à cette démocratie participative qui te fais choisir entre le chou  et le chou-fleur, en te faisant croire que ton pouvoir est illimité.
En musique comme ailleurs en culture, tout vient de la passion, du furetage, de la prise de risque et du nez fin... Et surtout du travail de sape, et de l'offre pléthorique sans soucis des conventions. Pas d'une pseudo agora qui choisi le plus tiède.
Les Majors crèvent de ne pas l'avoir compris et d'avoir bradé les DA sur l'autel du marketing.
Burn Universal, Burn.
Le salut ne viendra pas du marais participatif, mais de la responsabilité de quelques labels couilllus, et il y en a des centaines....
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