Comme c'est le dernier jour à Tokyo avant Kyoto, nous nous fendons d'une visite au Palais Impérial -c'est tout de même le moins-.
En arrivant, je comprends ce que tonton Barthes voulait dire lorsqu'il parlairt de Centre vide... Ces kilomètres carrés de vide urbain et naturel absolu avant d'arriver devant le Palais sont impressionnant et là aussi laissent voguer une forme d'errance, surtout dans cette ville si dense. On les voit, d'ailleurs, ces buildings de loin, et le contraste est saisissant...

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Le Palais impérial, peu de chose à en dire, on ne voit finalement pas grand chose, à part cette forme de vide, et le Parlement pas loin, lui aussi sous haute protection. Le soleil cogne sévère et les lumières sont dures mais n'empêchent pas de faire de l'urbain pur, ce dont je ne me prive.

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Plus tard, nous nous retrouvons à Ebisu dans un centre commercial, reproduction déroutante d'une architecture se voulant "européenne". Au final, il s'agit surtout d'un mix incongru et rococo d'une dizaine de style, au milieu desquels trône un faux chateau en stuc, style Moulinsart vulgos,qui appartient à un infatué chef cuisinier français. C'est dire. Ce centre commercial abrite le musée de la photo tokyoïte, musée super classe avec un "Museum shop" à faire baver tout amateur de livres et de toy-cameras, et son petit café, hommage à Barthes là aussi, "La Chambre Claire".

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Au retour, on s'arrête à Ginza, l'un des quartier les plus beaux et les plus vivant... Beaucoup de prouesses d'architectes, et comme à Shibuya, l'impression d'être au coeur d'une ville qui ne se couche jamais.

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Etant proche de notre hôtel, nous rentrons à pied pour mieux goûter à la magie de la nuit dans cette ville. Demain, Kyoto sera plus "provinciale" et très différente...

à suivre

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