Comme tous les ans, la manif du premier mai étant un réflexe pavlovien venu du fond des âges, je suis allé déambuler dans les rues rouennaises pour montrer que dans le grand rapport de force qu'on nous impose, il ne restait peut-être que quelques hoquets en notre faveur, mais que ce n'était pas pour autant qu'on allait laisser la place avec le sourire, et encore moins sans se montrer.
Au milieu des beaufs stationnés comme des huitres sur les bords des ponts pour regarder une double douzaine de bateaux à la con tourner comme des cons autour d'une île qui ne leur avait rien fait au prétexte de gaspiller de l'essence et empuantir la ville, le cortège a baguenauder dans un temps incertain en réclamant de pouvoir profiter d'une retraite mais en s'arrêtant au feu rouge pour laisser passer les bagnoles, parce que faut pas déconner, déjà que les salauds de grévistes bloque le pays-entreprise, faudrait quand même pas qu'ils empêchent les 4x4 d'aller porter le muguet à mamy qu'est à la Résidence pour Personnes Agées -on veut pas payer d'impôts, mais on veut que ce soit l'Etat qui nettoie mamy...-
Ca me déprime ces manifs ; mais faut bien se dérouiller les jambes, il parait qu'on va pas mal avoir à marcher, ces temps-ci...

08_Eolienne