Mon silence d'hier est le fruit d'un long dilemme... S'il ne fallait n'en garder qu'un, de cette longue collection de disque de Frank Zappa, lequel ? One Size Fits All ? Darol va le faire mieux que moi dans un prochain bouquin -je vois que nous partageons d'ailleurs, au delà de Zappa, la même passion pour le mot "cosmogonie" :-D -
Chunga's revenge ? Roxy and Elsewhere ? Zoot Allures ? On m'aurait reproché un élitisme à juste titre, en ne prenant que des albums moins célèbre. Ce sera donc Hot Rats. En fait c'est même évident.
Ce blog a failli s'appeler "Peaches in Regalia" (Pèche Melba) parce que c'est le morceau qui ouvre "Hot Rats" et parce que c'est un peu une révélation.
A 14 ans, pétri de chanson militante "à texte", de classique et de baberies en tous genre, déjà lassé de la merde qui passait au robinet de l'époque qui devait être RVS, j'ai entrepris de découvrir la musique en allant à la médiathèque -Salacrou du Havre, parce que j'habitais là et parce qu'il y avait une médiathèque-. Sur les conseils d'un Jedi discothécaire j'ai donc emprunté ce disque "Hot Rats".
J'ai encore le souvenir précis de la claque monumentale que j'ai pris en mettant le CD, dès les premières notes. de la batterie rectiligne et "moussante" de Ron Selico. de la basse virevoltante quoique complètement carrée de  Shuggie Otis (un guitariste, ce qui est intéressant dans l'approche de la basse....) pour une musique absolument pas improvisée, super écrite et arrangée. J'avais mis les doigts dans la prise zappaïenne et c'était pour longtemps.
On pourrait gloser des semaines : Zappa en solo, avec des musiciens remarquables pour le vrai démarrage, peut être de sa formidable carrière en tous cas en tant que Zappa musicien, et pas seulement génial arrangeur d'un groupe de Freaks talentueux, versés dans une musique hallucinogène et chevelue. les premières notes du solo de Willy the Pimp où la voix de Captain Beefheart se débat contre le violon de Don Harris montre un guitariste génial, mélodique et sans esbroufe. Qui va prendre un peu plus son essor avec Gumbo Variations... Il serait absolument stupide de dire que Hot Rats est le premier disque qui se moquait des étiquettes entre Jazz et Rock. Mais ce creuset de fusion est un brouet qui a du brûler les lèvres à un paquet d'intégristes musicaux de tous poils
On est pas obligé d'aimé TOUT Zappa mais celui-ci est d'une telle évidence qu'il est difficile de passer à côté. Et une photo en prime qui n'a presque rien à voir...

10_Hommage___Perret