Je sais qu'on est que le 10 septembre et que tout ça peut démarrer d'un moment à l'autre, mais je trouve la rentrée musicale d'une tristesse à pleurer.
Est-ce l'attente, que dis-je, le compte à rebours de la sortie de l'album de Kumquat, dont nous parlerons bientôt -mais non ce n'est pas de la pub !- mais je trouve les sorties bien frileuses, moroses, et même pour tout dire déprimantes.
Se promener à la FNAC, c'est digne de la sonnerie -de téléphone portable- aux morts, entre le disque étron d'une grande asperge qui se prend pour une copie de Barbara sous nautamine et le disque de Julien Doré, le branché aussi crédible qu'une feuille de scarole dans un cassoulet de Castelnaudary, qui a prénommé, dans un éclair de clairvoyance son album ersatz, cette nourriture de remplacement qui fait la guerre à la musique. Parmi cela, surnage Nightmares on wax, mais l'album sonne un peu comme une friandise pour trentenaire qui a troqué son bonnet Fred Perry pour une bouteille de Petrol hahn. Et puis bien sur il y a Coldplay, le groupe qui n'a jamais aussi bien porter son nom : "jouer froid", comme une soupe qui réchaufferait mal au micro-onde, aucune saveur, et même aucune musique.
En ce qui concerne le jazz, à part un Paul Motian prometteur, tout semble endormi... Ca devrait se réveiller dans les prochaines semaines...
A moins que le temps de cerveau, définitivement disponible, soit allé sautiller sur le petit bonhomme en mousse.

05_Stanway_to_heaven