Rien de nouveau sur la Bastard Pop, cette nouvelle étiquette qui une fois de plus ne veut pas dire grand chose et qui ne fait qu'accélérer, automatiser presque les battles des années 90, où des DJ s'affrontait à coup de disque, sur du Hip-Hop, ou sur autre chose.
Je suis d'autant mieux placer pour le dire que c'était le concept de l'émission "Transitions" que j'animais sur HDR il y a quelques années... Mais aucun d'entre nous n'avait la technicité des artistes de ce nouveau courant, qui samplent à tour de bras, collent, recollent, bouclent des morceaux de chansons pour en créer de nouvelles, ou pour contextualiser des musiques avec d'autres.
Il faut un sacré talent pour le faire correctement. Pour que ça sonne. Le reflèxe pavlovien qui consiste à dire que ce n'est pas de la musique doit se combattre rapidement : travailler un tel matériel demande une oreille et une rythmique, soit deux fois plus de choses que ce dont disposent les BBBrunes !
Alors évidemment, il y a des DJ meilleurs que d'autres... Greg Gillis est de cela, au même titre que les 2MayDj's ou DJ Zebra : pas des grands créateurs mais des inventeurs d'un son marqué par la culture dominante, pour mieux les dynamiter. Que l'on soit clair : jamais je ne dirai que ces disques sont formidables ; mais pour autant, ce qu'ils transportent d'un point de vue festif est indubitable.
Greg Gillis aka Girl Talk est l'un des plus intéressant : Il mélange tous les styles mainstream pour arriver à une collusion qui n'existe que dans ses rêves... Et ce sont ses rêves qui sont réjouissants. L'album feedz the animals à sortir n'est pas qu'un buzz pour fin de début de siècle, il recèle de petits bonheurs, parmi lesquels "in Step" fait office de point central : quiconque mélange Dee Lite, Nirvana et Kraftwerk ne peut pas être foncièrement mauvais ! Et le résultat est plaisant, sans perdre de vue le côté très festif.
Reste à présenter une photo n'ayant rien à voir... Et il s'agit de la quiétude béarnaise d'Auch...

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