Le soleil se lève mollement sur un tapes de brume et la ville est d'une mollesse qui prépare toujours les matinées de fête. Il y a toujours un peu de brume, les jours de grande manif, comme si le ciel se préparait déjà aux fumigènes.
La rue est tranquille, c'est au rythme des bus qui ne passent pas, à part deux ou trois angoissés qui enfourne une meute triste et râleuse ou résignée et clairsemée selon les fréquences. J'aime me lever tôt ces jours là, comme pour le boulot et profiter jusqu'au bout de ces moments trop rare.
Se frotter le plus de temps possible à la colère, se compter.
C'est à 10 heures à Rouen, et nous serons nombreux.

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