Il y a, dans la lettre ouverte adressée à Martine Aubry par un quarteron de chevaux sur le retour quelque chose de quelque peu pathétique. En fait, il ne manquait plus dans cet équipage que Renaud pour finir le tableau. On a vu récemment Arthur H défendre Hadopi. J'étais très réservé sur l'œuvre d'Arthur Hadopi à qui je concédais le talent de bien s'entourer. Ma religion est définitivement faite à ce sujet.
Il y a quelque chose de pathétique parce que le premier réflexe est d'imaginer qu'il est possible que si les moines copistes avaient eu voix au chapitre, ils auraient écrit une lettre de ressentiment aigre du même acabit à Gutenberg, sans imaginer un seul moment que les textes qu'ils avaient passé du temps à populariser et à embellir allait être accessible à un plus grand nombre et que leurs textes enluminés n'allaient en avoir que plus de valeur...
Mais chassons cet angle de notre esprit, ce n'est pas le fond du problème.
Il y a quelque chose de pathétique de voir ces voix, dont certains furent des plus nobles combats, défendre sous couvert d'un pseudo idéal une loi qui favorise les majors au râtelier desquelles certains tètent encore. Je ne me rappelle pas avoir vu l'un de ces indignés (professionnels ?) monter si virulemment au créneau pour les intermittents ou pour la contrelettre, dont aucun n'est signataire... C'est presque plaisant de voir la "gauche morale" enfin pousser son cri de ralliement : "Lubéron nos camarades !"
Mais ça, Acrimed le dit mieux que moi.
Il y a surtout quelque chose de pathétique à réussir à me mettre d'accord avec Francis Lalanne (à ceci prêt que la licence globale rapporterai à mon avis plus aux artistes que le mode de distribution actuel...) par leur faute. Et ça je ne m'en remettrai jamais.

Et une photo qui n'a strictement rien à voir.

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