Voir les réactions des politiques et des intellectuels photogéniques s'empiler, baudruches médiatiques plus ou moins portés par le vent de l'opinion qu'ils forgent, cette facilité à monter en pression, comme un concurrent de jeux télévisé avec un buzzer qui doit être appuyé le plus vite pour qu'on parle de vous, quitte parfois à se prendre les pieds dans le tapis est absolument fascinante... D'autant que chacun sera passé à quelques chose d'autre demain ; sonnez révolte, tambour, trompette...
Dans un journal qui vend du temps de cerveau disponible, qu'est-ce qu'une privatisation de service public ou une politique de traque des immigrés, après tout, quand un jeune homme au look de garçon de plage s'amuse à singer les dauphins pour briguer un siège dans les plus laids buildings du Monde ?
En Angleterre, au Japon, ou dans n'importe quel pays qui ne vivrai pas dans le culte d'un mélange fallacieux entre Bonapartisme, veulerie et PMU, tout ce petit monde aurait démissioné, et fin de l'histoire. Ici, non, on tourne en boucle jusqu'à temps que tout le monde oublie, et on arrêtera un ennemi public ou l'autre pour changer de "sujet de société." ces trucs vides dont on fait les sondages, un peu comme on donne des farines animales. "On est cerné par les cibles" dit Minvielle...
Ce bougisme de marchand de soupe a depuis quelque mois un ennemi commun. C'est l'Internet.
La cristallisation sur Internet, ce potentiel publicitaire et fantamatique que l'inconsistance médiatique peine à chevaucher, tant son utilisation et sa culture est disparate, est révélatrice d'un vieux monde qui s'écroule. Lentement, pesamment, nous entrainant certainement avec lui, mais qui s'écroule. On avait eu Finkie, Olivennes, Morano, Lefebvre (on en oublie tellement !) et voici maintenant que c'est Séguéla qui s'y met... "Internet est la plus grande saloperie inventée par les hommes".
Moi qui croyait bêtement que c'était la publicité...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir, heureusement pour elle...

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