Ne revenons pas sur les gesticulations fétides concernant les affres de quelques cinéastes ou les atermoiements représentatifs du Dauphin, c'est vain... Et puis il y a tant à dire sur deux sujets que l'on aime bien sur ce blog : l'information et la culture. Cette période est intéressante, car elle montre de manière crue, puisqu'on nous l'avait dit, c'est la rupture, à quel point l'un des buts de ce gouvernement est de rendre grâce  aux marchands de soupe, qu'ils vendent du papier juste bon à emballer le poisson ou des œuvres audiovisuelles qui nous ferait envier Beethoven et Stevie Wonder.
On finirait par croire que l'information standardisée et non agressive, tout comme la culture marchandisée et sans aspérité sont des projets de société aptes à favoriser les réélections...
C'est ainsi que l'on découvre aujourd'hui que les jeunes gens pourront s'abonner gratuitement -un jour par semaine, faut pas déconner, impécunieux nous sommes, tout de même- à des quotidiens papiers. Pour les plus jeunes d'entre nous, rappelons que les "quotidiens papiers" sont ces choses pas facile à plier dans le métro et qui salissent les mains...
Offrir un quotidien une journée par semaine sur le budget de la Culture (qui c'est vrai, est somptuaire et n'a pas d'enjeux, comme les Intermittents ou l'aide aux musiques de marge, bien sur...) dans un pays où il n'y a pas d'éducation à l'image, aux médias et aux arts au collège au lycée est une idée lumineuse. Lumineuse comme favoriser la presse papier auprès d'une jeunesse qui se sert de plus en plus d'Internet pour s'informer.
Mais Internet, c'est mal -depuis le temps qu'on vous le dit- !
Internet, lieu de perdition dont il semble que se construire en opposition est l'un des points commun à l'entité réactionnaire qui nous cause dans le poste. En témoigne cette diatribe de notre cher ministre de la culture contre un rappeur médiocre et inconnu qui ne doit pas en revenir du buzz Internet offert (et qui est donc absolument improductif par rapport à l'effet voulu...).
Notre ministre a manifestement une vision assez partiale et personnelle de la "licence artistique". Il avait défendu Orelsan (et pas Youssoupha) mais dit pis que pendre de ce rappeur qui n'existait que pour quelques potes et dans quelques recoins d'Internet... Hâtivement et caricaturalement, on pourrait en conclure que dans ce pays, il vaut mieux inciter à "avorter son ex avec un opinel" tel que le décrivait le Rimbaud caennais qu'à avoir une libido pour la maréchaussée.
Ce serait fallacieux et malhonnête, bien sur. Surtout, ce ne serait pas gentil pour celui qui avait promis de se coller aux problèmes des intermittents en juillet et qui a finalement eu comme priorité première de filer 15 millions d'Euros aux groupes de presse. Il se démène, notre ministre en papier bible.
Licence artistique, licence globale, licence de Droit... Tout est affaire de licence dans notre pays en ce moment !

Et une photo qui n'a strictement rien à voir (qui fera sourire les rouennais)...

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