"Musiciens et critiques semblent parfois vivre derrière un voile de termes techniques qui peuvent paraïtre prétentieux. Combien de fois avez vous eu l'impression de ne rien comprendre à une critique (...). "Je n'arrive pas à croire qu'ils aient modulé de Do dièse mineur, c'est ridicule". Ce que nous voulons savoir, c'est si la musique a été interprétée de manière a émouvoir le public (...). Le chroniqueur pourrait, par exemple, comparer la représentation de la veille avec celle d'un autre ensemble, car on s'intéresse plus à la musique elle-même qu'aux procédés employés. Personne n'accepterait qu'un critique Gastronomique commence à s'interroger sur la température précise à laquelle le chef a introduit le jus de citron dans la sauce hollandaise (...) et on ne devrait pas non plus l'accepter en musique"

Daniel Levitin, De la note au cerveau, l'influence de la musique sur le comportement, Editions Héloïse D'Ormesson

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