Sans vouloir revenir sur la récente explosion en vol de dénonciateurs bientôt penauds venu tester en vrai l'adage newtonien qui consiste à dire que lorsque vous crachez en l'air, il y a quand même de foutues chances que ça vous retombe sur le coin de la gueule, on peut tout de même dire deux mots sur la vision absolument délirante que les édiles ont en général d'Internet et de sa perception auprès du public.
J'ai suivi l'affaire de très loin, tant ces agitations incantatoires m'empêche d'entendre les clarinettes... Il y a bien longtemps que les gesticulations de basse-cour ne m'intéressent plus, au delà des blagues de Twitter. Mais au delà de l'évidente tentation dans cette affaire de cataloguer ceux que l'on relègue au rang d'épouvantail à personnes âgeés, on peut tout de même se dire que cette histoire de "jugement trouvé grâce à Internet" tel que je l'ai entendu hier de la bouche de l'un des concernés ou avancé par l'infortuné Frédéric Lefèbvre ce matin sur la radio que je n'écoute pas tient du fantasme le plus accompli.
Évidemment, on pourra renvoyer vers l'article très fouillé d'Eolas sur la question, mais c'est assez délirant de voir les chimères qui accompagnent certains discours autour d'Internet qui contribuent, encore et toujours au mythe du Désert des Tartares.
Je suppose que dans l'imagination de ceux qui ne sont pas rompu à l'outil, il y a dans le "tout ce qu'on peut trouver sur Internet" comme un remake de War Games soit un océan d'informations plus ou moins ésotériques que peuvent utiliser des chevaliers blanc miteux pour dénoncer autrui autant que des prépubères bourgeonnant capable de déstabiliser le monde.
Au delà de ce que l'on peut imaginer sur les motivations de cette boule puante, c'est de plus en plus insupportable...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

06_Fidel