Cette semaine, total grand écart entre les deux papiers signés pour Citizen Jazz, entre l'électricité acrimonieuse et créatrice de Q, et l'improvisation abstraite d'Arnotto. Guitares et accordéon... Il y aura encore des imbéciles pour trouver ça antinomiques... Pour le reste, sous deux formes différentes, ces deux groupes nous livrent une expression radicale, sans concession et diablement esthétique.
Autant le dire, Q est un chouchou. Le groupe de Julien Desprez, dont nous parlions il y a peu est un trio en devenir en France, notamment par l'influence de Fanny Lasfargues, incroyable bassiste électrique... Production Rude Awakening qui en prend le spectre sans singer les autres, Q est une des bonnes surprises de l'année !
"Q développe une musique qui emprunte certes au métal cher à Rude Awakening mais ne craint pas non plus les longues plages minimalistes. Dans ces moments d’apparent calme, chacun semble chercher la rage à venir dans l’économie de ses notes. Cette frugalité masque à peine un chaos électrique entretenu par un larsen sous-jacent qui sculpte le silence. Et dans ce calme vacillant, une débauche d’énergie fomente le chaos." La suite sur Citizen Jazz...
Arnotto est un duo d'accordéonistes très impliqués dans la musique improvisée, notamment Lechner, qui a bossé avec Nagl ; le disque est en hommage à un sculpteur, et c'est vrai qu'on perçoit l'affre de la création de pièces immenses...
"Le propos est ambitieux, et impressionnante la qualité des interprètes. L’album d’Arnotto est une longue et inexprimable quête de l’intime qui choisit ce Cyklop comme symbole de l’union des forces, des âmes et des idées. On peut regretter que les musiciens s’enferment dans cette relation duelle, certes marquante mais un peu impénétrable, exclusive." La suite sur Citizen Jazz...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

55-Garance