On l'a dit hier, beaucoup de chronique de Citizen Jazz en retard, en commençant par ceux qui ont été "ELU"... Mais il n'y en a bien d'autres !
Commençons par un disque hongrois de chez Budapest Music Center avec Mathias Szandai et Viktor Thot, deux fers de lance de la jeune garde hongroise dans un quartet européen. Un disque très marqué, comme souvent chez BMC, par la figure tutellaire d'Ornette Coleman, où s'instille ici un propos très contemporain, bardé d'électronique. Popping Bopping est un disque réjouissant... : "Ces deux musiciens se ressemblent et se complètent. Le jeu sec et très cuivré de Tóth à l’alto s’appuie sur la solidité à toute épreuve de Szandai, considéré à juste titre comme un des contrebassistes européens les plus prometteurs et dont la musicalité n’enlève rien à la sécheresse de son groove." La suite sur Citizen Jazz...
Ensuite, toujours une formation de grande qualité qui tangente l'Europe avec le trio CKP (Cholet, Känzig et Papaux), triangle à l'élégante base rythmique qui renoue avec un jazz plus classique après la belle aventure avec Arsys Bourgogne (dans le top ten de Sun Ship en 2011 !) : "Aux déluges harmoniques chers à EST, il préfère accompagner les deux Suisses via la construction d’un langage commun, sans se préoccuper de leadership ou d’on ne sait quelle esthétique monolithique. La limpidité de l’écriture explique la sérénité de Connex qui, plus que les précédents albums, accorde une grande place aux ballades (« Fantine ») sans que soit pour autant abandonné le solide groove du trio. Il suffit pour s’en convaincre de s’en remettre au percutant « Letter from HK ».." La suite sur Citizen Jazz...
Puis j'ai chroniqué, dans l'optique d'une continuité, la ressortie des albums de L'ONJ version Cugny. Exercice difficile, car même si je reconnais une vraie qualité à cette formation, c'est loin d'être ma favorite de l'institution.. "L’O.N.J. Laurent Cugny reste marqué par une « révolution copernicienne » qui le replace sous influence américaine et un respect revendiqué des racines du jazz, posture que ses prédécesseurs avaient tenté de tenir à distance, se rapprochant d’un propos plus européen. Ainsi, Reminiscing se veut une lecture contemporaine des origines, illustrée par des compositions originales. C’est le sens de « Blues For Smack » et « Stomp For Smack », qui consacrent le jazz des années 20 avec une évidente jubilation. On pourra s’étonner d’une telle orientation dans une décennie où toutes les barrières stylistiques explosent..." La suite sur Citizen Jazz...
On aime beaucoup Yann Joussein, le batteur de DDJ. Dans son album solo très personnel, Phoque Eventré, il visite une musique qui va au delà de la simple batterie pour construire un univers surréaliste et très électrique : "Des claviers aux effets de saturation, Phoque éventré visite un bruitisme électronique sombre et alcalin autant qu’il peut être ironique et farceur (la très courte reprise de « Fanfan » aux paroles presque inaudibles…). On avait pu constater, dans DDJ, que le batteur aimait particulièrement les ambiances infectieuses, les rythmiques binaires martelées et l’improvisation énergique ; ici, comme dans Q - où joue son autre comparse Julien Desprez -, Joussein prend le temps du silence à peine griffé d’un grouillement électrique pour ordonnancer son propre chaos, sa rythmique de cogneur." La suite sur Citizen Jazz...
La suite au troisième épisode !

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

11-Cygnes