Plusieurs chroniques en retard, mais la bonne musique, ce n'est pas comme la danette, il n'y a pas de date de péremption et ça déguste même plus tard. Ainsi le capiteux pianiste Eric Watson qui revient pour notre plus grand bonheur avec le saxophoniste Christoph Lauer pour une belle discussion intime : "Entre les choix audacieux du pianiste et la belle dynamique d’un saxophoniste durablement marqué par Coltrane, le duo sait par exemple guider une ballade anodine (« Hero In The Dark ») vers une pénombre empreinte d’étrangeté. Watson traverse Out Of Print avec son habituelle élégance, délestant son jeu de tout effet superflu pour ne garder que l’essence de sa musique." La suite sur Citizen Jazz...
J'aime bien causer de Hip-Hop sur Citizen Jazz. Surtout quand il s'agit d'un groupe aussi engagé et engageant que les deux alchimistes de Ill Chemistry qui s'y collent, le tout sur l'un de mes labels chouchous. Du pur groove. "Ainsi, à trente ans passés et à travers sa collection Hope Street, la maison nato se met au hip-hop pur et cru. Ill Chemistry laisse transparaître l’influence des glorieux aînés remontant à l’âge d’or, tels A Tribe Called Quest, Common ou encore Saul Williams pour le Spoken Word et l’activisme." La suite sur Citizen Jazz...
On avait adoré Ben Syversen cet été lors de son arrivée en France. J'ai eu la chance de croiser le trompettiste à Rouen, et j'ai pu découvrir que Brooklyn cachait des surprises et y compris des Orkestar ! " Le Raya Brass Band a l’énergie des fanfares tout droit sorties des films de Kusturica. L’évidente allégresse avec laquelle il joue cette musique de rue se cumule à la technique remarquable de ses membres, issus de la jeune scène underground new-yorkaise." La suite sur Citizen Jazz...
Le disque de Autres voix de Piano avec le batteur Simon Goubert est un disque rare, qui est à la confluence de plusieurs styles. La spatialisation du son est notamment primordiale... "On sent une esthétique très forte dans ce Pourquoi tant de... ?, fruit d’une construction musicale réfléchie qui prend en compte l’espace autant que les textures, l’entrelacement des timbres autant que celui de l’écriture et l’improvisation. Defossez et Debaecker ne sont pas étrangers au jazz, qu’ils préfèrent manifestement de facture assez classique." La suite sur Citizen Jazz...
Le trio ESP est une évidence de plus de la bonne santé des musiques improvisées en France, n'en déplaise aux déclinistes... Entre jazz et Rock prog, l'orchestre de la flûtiste Amina Mezaache est très réjouissant ! "Creuset d’influences multiples, ESP s’inscrit, à l’instar de bien des jeunes formations actuelles, dans un ton très urbain qui ne renie aucune influence et les mélange toutes avec beaucoup d’humour (« Perceuse »)." La suite sur Citizen Jazz...
Leïla Olivesi est une pianiste remarquable. On attendait avec impatience cet album avec raison... "TIY fut reine d’Egypte, et c’est le destin des femmes dont la légende conte la beauté ombrageuse que la pianiste cherche à capter dans ses délicates compositions. On ne trouvera ici qu’une reprise, « Prelude To A Kiss », en fin d’album qui achève d’affirmer son goût omniprésent pour Ellington, particulièrement sensible sur « Winter Flower »." La suite sur Citizen Jazz...
On termine sur Bela Szakcsi Lakatos, pianiste hongrois de génie, particulièrement aimé par ici. Le génial pianiste hongrois, défenseur de sa culture tsigane autant que du patrimoine hongrois livre un émouvant solo qui résonne dans la période actuelle. "Mises à nu, ses racines métissées se déploient dans une longue pièce inaugurale : le mélancolique « Hungarian Intervals », qui se construit à l’écart de ses influences, avec une grande limpidité malgré l’intrication et le raffinement des accords. « Nem Tudom » prend le même chemin - c’est certainement la pièce la plus personnelle et la plus intéressante de l’album." La suite sur Citizen Jazz...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

49-Garance