Les matins d'automne, quand frise l'hiver, habiter à proximité d'un grand jardin publc a ses charmes. A peu près à chaque moment de l'année d'ailleurs, mais peu importe ; c'est cette époque que je préfère. Quand la lumière du matin est légèrement bleutée au milieu du brouillard.
Pour des raisons peu intéressantes sur ce blog, et pour j'espère peu de temps encore, j'ai le temps de déambuler dans ce jardin. Le simple fait de pouvoir écrire ce petit billet laisse entendre que c'est bientôt fini...
Il règne dans ce grand jardin une atmosphère étrange. Personne, ou alors quelques joggueurs en tenue fluorescente qui vienne se détacher de la ouate ambiante. Pour m'accompagner, je me mets dans les oreilles la somme de disques en retard qui s'accumule sur mon bureau. Près du bassin, dont on distingue mal les limites, la voix brumeuse de Kate Westbrook trouve son écrin idéal. A moins que ce ne soir le saxophone de Sylvain Ripoche qui perce la brume. Il y aurait tant à dire : de Sylvain Marty à Gabor Gado, chacun des disques qui m'accompagne en ce moment semble prendre une dimension différente dans ce froid jardin.
Ecouter de la musique au casque dans ce genre d'endroit ouaté est l'une des choses les plus agréable au monde. Je retrouve dans ce jardin urbain quelques sensations perçues en Laponie, au bord de mon lac, la nuit. C'est difficile de le rendre en photo, mais tout ceci est surtout prétexte au partage d'une image...

N'oubliez pas, demain, à 12h12, le top ten 2013 de ce blog ;-)

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