En cette période où on hésite entre la déprime profonde des nuits qui n'en finisse pas et le plaisir fugace d'un nez gelé dans la froideur sèche d'une journée où le soleil daigne se montrer ; en ces quelques jours où il semble  civilisé de souhaiter des choses que l'on ne pourra pas tenir par sa simple volonté (la santé, la paix dans le monde, le silence de Nathalie Dessay) à des gens qu'on connaît à peine, voire qu'on n'aime guère par devers soi.
En ce moment où des fâcheux par paquet de douze vous sortent de votre torpeur pour vous vendre des calendriers, des bénédictions et des promesses de lendemains qui sprechgesang.
Je vais essayer de me glisser entre deux cartes de voeux en flash balancé par une société qui avait tenté de vous vendre un robinet en 2011 pour se souhaiter à tous une belle année 2015.
L'année 2014 fut belle, avec plein de beaux disques, et ce qui arrive dans ma boîte aux lettres promet de belles choses en 2015. On parlera de Braxton -encore et toujours-, de Julien Desprez, de Matana Roberts, de Jean-Marc Foltz ou de Roberto Negro, sans compter sur toutes les surprises, les retours, les découvertes et les bouteilles à la mer.
2015, soyons en sur, est également une année où il faudra se battre pour la Culture, tans le mécénat public est aujourd'hui menacé... Nul doute hélas qu'il faudra également l'évoquer. Il faudra se battre pour tant de chose d'ailleurs, qu'il serait peut être temps de mettre tout ça dans un grand fourre-tout !
C'est encore la trêve des confiseurs, parait-il. Comme la plupart des estomac sont saturés, je propose un week-end detox. Une petite playlist de 1h59 et 47s de standards, picorés avec l'envie du moment. Profitez, et belle année 2015 !

 

 

Et une photo qui n'a strictement rien à voir... A la vôtre !

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