Ce blog s'est arrêté le 6 janvier.
Et puis le lendemain, il y a eu cette tuerie dans les locaux d'un journal que je ne lisais plus ; une fois passé la sidération, celle qui vous fait faire quelques kilomètres dans le froid à marcher sans but en écoutant de la musique très fort, celle qui vous fait courir pour tenter d'évacuer la nausée j'ai longuement hésité.
Ecrire quelque chose ? Qu'écrire d'intelligent sous le coup de l'émotion ? Ca fleurit de partout, parfois des sursauts, souvent des textes emboucanés et contradictoires.
Ecrire, quoiqu'il en soit, il y a eu plusieurs jours où ça ne se pouvait pas.
Dire que plus que jamais il faut investir dans l'éducation, la culture, qu'il faut laisser du temps, qu'il faut accompagner vers l'émotion esthétique et combattre la stupidité érigée en mode de consommation et l'avilissante laideur de la chair qui sert à remplir les cerveaux de temps disponible ?
Porte ouverte enfoncée à coup d'épaule.
Il est trop tôt, quoiqu'il en soit. Trop tôt et trop passionné. Il faut continuer à écrire et continuer à essayer de transmettre.
Mais ce n'était pas possible de reprendre le cours des articles comme si de rien n'était.