Il y a presque un an, à propos de Charlie Haden, j'écrivais : "Comme la plupart des organes de presse spécialisée ou non vont vous offrir une nécro documentée qui racontera tout" Je ne vais pas le refaire. La question est la même, et il ne s'agit plus de la remettre à demain.
Du quartet qui enregistra This is Our Music, affirmation bravache qui fut celle de la plupart de ses albums des années 50, jusqu'au Free Jazz emblématique, il ne restait plus que lui. Et pourtant, c'est toujours et encore NOTRE musique
Dans le Dictionnaire du Jazz, entre Ira et Steve, Francis Marmande, qui s'est chargé de la nécro pour le quotidien vespéral, écrit à propos du texan : "Garçon d'ascenseur le jour, il étudie l'harmonie la nuit, ou l'inverse, et approfondit la théorie musicale tout en développant un style sans précédent, pratiquement atonal, sur des bases rythmiques flottantes qui rompent avec les principes habituels". Tout est dit, en peu de mots.

La nécro, je l'ai tenté en un tweet :

L'homme à l'alto de plastique blanc a fait plus que jeter les bases d'une musique dont il convient encore aujourd'hui de ce réclamer. Il a surtout permis à des générations de musiciens derrière lui de se libérer des cloisonnements et des carcans.
Il eut été aisé de proposer une playlist hommage (elle était prête...), d'ailleurs la voici. Mais j'ai trouvé plus parlant de ressortir une playlist qu'on avait fait il y a longtemps pour s'amuser. Voici donc 57 Lonely Womans, pour bien montrer combien la musique d'Ornette Coleman a illuminé les 60 dernières années...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

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