J'ai reçu le disque de Stephan Oliva ce soir, grâce au site dont je vous parlais l'autre jour et qui a eu la bonne idée de le commercialiser autrement que par courrier.
Une belle histoire ce disque, dont reconnait la patte Sketch tout de suite, tant par la pochette que par le travail de sonorisation de Gérard de Haro, sans doute l'un des meilleurs producteur français. On a pu lire dans les gazettes que cet enregistrement était en quelques sortes resté en carafe après la désilusion de sketch et la comette Minium. Cet enregistrement a toujours été prévu pour (Illusions) comme Philippe Ghielmetti a eu la gentillesse de le préciser en commentaire...
Ce disque est un disque d'amour, amour de la musique de bernard Hermann, dont le toucher, la sensibilité d'Oliva permet d'en explorer toutes les ruptures, tous les recoins. l y a de la maîtrise jusque dans les silences et les retenues. on dit souvent qu'Oliva, sans doute le meilleur pianiste jazz de sa génération en France, est un spécialiste d'Hermann et un amoureux de la musique de film.
Son disque the Ghosts of Bernard Hermann est d'ailleurs un clin d'oeil au Ghost and Mrs Muir, chef d'oeuvre de Mankiewikz avec Gene Tierney qui ouvre cet album. On ne sera que sous le charme de Vertigo et surtout de Xanadu, deux titres super connus mais réinterprétés, habités par un musicien en solo très fin et sans doute galvanisé par cet enregistrement en mode concert privé de très haut niveau. Coup de coeur, encore un...