BMC (Budapest music Center) est un label remarquable, qui sort toujours des albums léchés, offrant à des musiciens européens, qu'ils soient hongrois, français ou d'autres horizons un cadre pour exposer leurs idées et leur musique. Georgi Kornazov est bulgare, et c'est l'un des tromboniste actuel les plus doués et les plus exaltants, qui s'exprime notamment dans le Strada d'Henri Texier, ce qui reste une sacrée carte de visite. Kornazov fait partie de ces jazzman avec une ligne directrice, une sonorité propre que BMC a eu la bonne idée d'enregistrer avec ce quintet "Horizon" magnifique, un disque, Viara, qui selon les notes de pochette signifie "croyance, espoir" en Bulgare.
Cette musique de groupe développé par Horizon, développant plus le collectif que les individualités, toutes remarquables qu'elles soient aspire en effet à une sorte d'espoir sous-jacent, de combat fédérateur comme la musique sait en gagner.
Il y a du Texier dans Horizon ; simplicité des mélodies qui révèlent une poésie diaphane, contrebasse à la fois pivot et sobre, tenue par Marc Buronfosse, comparse de Bojan Z ou de Stéphane Guillaume, habillage discret de nappes et de retenue du grand Manu Codjia à la guitare électrique comme trait d'union entre rythmique et mélodique...
Le disque est un écrin à la verve de Koronazov, à ce trombone réjouissant dont le dialogue avec le saxophoniste Emile Parisien trame l'album d'un jazz de voyage qui partirait des balkans pour des destinations plus oniriques. Le morceau Sianie et ses claquements de cuivre en sont un exemple vibrant...

Et une photo qui n'a rien à voir, sauf que c'est Budapest, comme le label...

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