J'ai passé la journée comme dans un songe. Je veux pas dire par là qu'elle fut du rêve en barre, de celui qui passe à la télévision avec un sourire étincelant pour vendre des carte à gratter et du dentifrice. Non, j'ai bien plutôt accumulé tellement de sommeil que j'étais dans cet état semi-conscient qui rend tout légèrement cotonneux, comme si les heures filaient en dehors de soi...
A ce rythme bizarre, la musique écoutée reflète d'autres sensations, comme si le temps lui aussi avait cristallisé. La traversé du pont dans cette espèce de grisaille morne en écoutant le disque si joyeux et si lumineux des étrangers familiers (qu'on ré-évoquera rapidement ce week-end) rendait presque bizarre l'atmosphère, de même que le disque de Ligeti consommé sur l'heure du midi... Bref, on ne va pas bloguer plus longtemps pour dire que je n'ai guère le temps de le faire, comme d'ailleurs de prendre des photos et qu'il va vite être nécessaire de remédier à cela...

82_Vals