Remarquable, et peut être pour le moment l'une des plus grosses claques musicales de l'année !
Je voyais depuis des mois des annonces de ce spectacle du pianiste Jean Christophe Cholet, le leader du bel orchestre Diagonal ; la présence d'Elise Caron et du prestigieux choeur Arsys Bourgogne pour cet Hymne à la nuit tiré des textes de Novalis et de Rilke était une attraction supplémentaire. Autant le dire, ce n'est plus de l'attraction. On se rapprocherait plus de la fascination...
Le tour de force de Cholet et de n'avoir pris aucun chemin convenu et fait la guerre à toutes les étiquettes. Hymne à la nuit est fluide, enthousiasmant, intelligent. Eclairé de pénombre, pourrait on dire, par cette magnifique évocation des textes oniriques et ténébreux de ces deux écrivains majeurs. Avec ce disque, nous ne sommes pas dans un entre-deux entre disque de choeur et jazz. On est dans une création en mouvement. Et c'est beau.
"Jamais cette musique n’oppose le pulsatile trio, dont Känzig est le pivot imperturbable et sensible, à la finesse ouvragée d’Arsys Bourgogne. Tout s’imbrique et s’entremêle, jusqu’à la métrique des textes, dont les licences poétiques, comme autant de dialogues harmoniques, sont mises en valeur par l’enregistrement de Gérard de Haro pour son studio/label La Buissonne." La suite sur Citizen Jazz...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

67-Garance