Ce matin, après une bonne nuit de sommeil comme il ne m'en étais pas arrivé depuis longtemps, revigoré mais les nerfs en pelote parce qu'encore une fois je suis allé tripatouillé mon clavier vers les liens peu recommandables des quelques commentaires de vulgaires mainates sur leur identité nationale qui sent de plus la faisande verdâtre et déliquescente, j'ai décidé de mettre un disque de Catherine Delaunay que mon ami Antoine m'a prêté et de me laisser porté par la clarinette virevoltante de cette Tocade(s).
A mesure que je me laissais porté par le son profond de ce duo avec le batteur Bruno Tocanne, les piaillements vains, les rodomontades stupides, les phrases ignobles semblaient s'effacer pour laisser place à une légèreté, à un sentiment qu'au fond tout ce cloaque pouvait bien partir dans l'égout.
Les roquets de la "terre qui ne ment pas" (faudrait-elle encore qu'elle parle) pouvaient bien écumer leur rage sur commande, hurler leur haine de la culture et de l'échange, railler sur les "bobos" (dont il faudra un jour qu'on me donne la signification littérale... peut on être bo sans être bo ? deviens-t-on bo sans le savoir ? faut il repasser ses vêtements ? faut donner sa fiche de paie ? c'est sur rendez-vous ? Ca fait mal ? On est pas obligé d'écouter Benjamin Biolay ?), ils ne sont pas dans mon bureau à écouter la clarinette et leur bruit m'indispose... Alors je ferme.
Dans l'après-midi, une lecture me porte sur ce beau texte de Paul Moreira sur la Birmanie, la France, l'Identité et la Liberté qui porte réflexion, sur ce sujet fétide de la propagande et du prop-agenda, sur cette veulerie médiatique qui mène les buzz.
Remontons le son, qu'on puisse entendre la clarinette...

Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

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