La mort du pianiste John Taylor fait partie de ces nouvelles qu'on se passerait aisément de colporter. Hélas, elle est là, dans des circonstances terribles, suite à un accident cardiaque pendant un concert, dans un festival. Une mort sur scène, une fin que certain disent rêver.
Celle-ci est particulièrement glaçante ; on a une pensée chaleureuse et amicale pour Stéphane Kerecki qui l'accompagnait vendredi avec le quartet Nouvelle Vague au Saveur Jazz Festival d'Angers. Après Charlie Haden et Kenny Wheeler, qui ont été ses comparses de jeu, l'anglais rejoint la longue liste des musiciens dont l'élégance sera toujours présente sur de nombreux disques.
Né à Manchester en 1942, Taylor restera surtout comme un improvisateur d'une douceur saisissante qui fit le bonheur de nombreux compagnons comme John Surman ou encore Enrico Rava, parmi tant d'autres ; la liste est longue, sur de nombreux labels comme ECM, Sketch ou CamJazz. Il restera également un grand soliste, très contemplatif et graphique.
Récemment, c'est avec le contrebassiste Stéphane Kerecki qu'il a livré des disques remarquables, notamment Patience.
Il n'y a pas de meilleur témoignage que de livrer un playlist incomplète (beaucoup de labels ne sont pas disponible sur Spotify...) mais qui témoigne du travail tout azimut de ce grand pianiste.

 

 Et une photo qui n'a strictement rien à voir...

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