Le Lann/Top
Grosse claque. Nom simple, sans fioriture. Design urbain. Nocturne Jazz nous régale
Eric Le Lann, trompettiste "Miles Proof", n'est pas forcément ma tasse de thé : un peu trop proche d'un jazz antibois trop propre et bien rangé, un peu bavard, métallique et maniéré. Certains dirait élégant... Et puis il y a les casseroles (Daho, Marquis de Sade, Salvador période yaourt nature tiède dans le jardin d'hiver) qui feraient presque oublier le travail avec Martial Solal et l'ONJ de 1987 (Lê, Verly, Hervé).
Jannick Top a par contre mes yeux de Chimène pour avoir été le bassiste "historique" de Magma et avoir oeuvré sur l'un des plus beaux album de monsieur Portal (Turbulences). Je préfère passer sous silence ses frasques variétoche (France Gall...) pour ne garder de lui l'image toujours valide de l'un des bassistes les plus doués de cette spère jazz-rock qui a produit le pire comme le meilleur.
Ces deux là ensemble, cela s'écoute. Et dès les premières notes, on découvre une complicité, une puissance, une vigueur jouissive et communicatrice. En quartet, avec un Damien Schmitt à la batterie remarquable, virtuose et inspirée et un guitariste Lionel Lekoué intéressant quoiqu'un peu en retrait, la sauce prend. Les invités (remarquable Bruno Ribera) sont à propos et celèbre cet album qui n'est pas sans rappeler le Miles Davis des années électriques, quand Chick Corea dynamitait tout celà.
Le Lann/Top est un disque urbain, accessible et exigeant. Celui-ci a pas finit de m'accompagner