Quest
hier soir au Hangar 23, à 17h, horaire étrange mais finalement agréable, j'ai le plaisir de voir "Quest", le quartet de Dave Liebman. Comme j'ai pas demandé pour les photos, j'y vais en simple auditeur, ce qui est pas mal des fois. J'aime bien Liebman pour ce qu'il fait avec Celea et Reisiger notamment, ou alors son fabuleux album solo "Colors" sorti chez Hat-Hut et ressorti il y a peu. Je savais bien que Quest était moins dans cette veine. Moins libre, moins dissonant, plus modal.
Après un départ vraiment poussif, pour ne pas dire pire, ou Liebman semblait lui même pas trop croire à ses phrasés, débités un peu mécaniquement au soprano, il empoigne le ténor et là du coup ça va mieux. Ron MacClure, contrebassiste décoratif fait son office et le batteur prends de l'envergure. Il est bon, William Hart, on devine son intérêt pour Elvin Jones... Tiens, il a bossé avec McCoy Tyner... Le problème, c'est le pianiste, Ricchie Beirach. Foutredieu, il est bon, mais est-il possible d'être aussi bavard ? Il en colle partout, il étourdi son monde, mais pour quel résultat ? On a parfois l'impression nette que chacun soliloque sans vraiment croire à ce qu'il dit. La preuve, peut être, en son contraire dans la reprise de Coltrane -évidemment- "Brasilia" où sur une unité chacun des soliste semble retrouver un dialogue commun.
Au final, du plaisir de voir des pointures, mais tout ceci manquait peut être un peu de folie.