Cosmogonie du Sarkozysme
Dans la série "J'ai pas grand chose à foutre ce soir et ça m'amuse"
Grâce à une charmante blogueuse adepte des lubies diverses et amatrice du kitch, j'ai regardé ce soir "les sous-doués" sur la chaine des bétonneurs de littoral ou d'ailleurs.
Evidemment, ce film, on le connait tous, on s'en repait depuis une bonne vingtaine d'année, les soirs d'ennuis. Pour certains, il parait même que c'est "Culte". Non pas qu'ils vont mettre un cierge à la mémoire de Claude Zidi, mais qu'ils le regarde en se souvenant des dialogues.
Pauvres gens. Quelle triste vie doivent ils avoir...
Mais cette vision d'un film que je n'avais pas vu depuis l'enfance était intéressante. Non pas que le pitch m'aie tourneboulé, loin de là, mais parce qu'il fait résonance finalement, dans l'idéologie dominante du moment.
Que voit-on dans ce film ?
Des fils à papa, capable de se payer une boite à Bac, se foutre éperdument de la culture avec une morgue compassée, puisque de toutes façons, ils n'auront pas besoin du Bac pour réussir leur vie de classe dominante. Balayer le passé en humiliant le plus possible. Se proclamer fort parce que jeune sans regarder derrière. Recycler les thèmes de révolte en ricanant pour s'affirmer en tant qu'entité au dessus du lot.
Ecraser la gueule au plus faible, se défausser sur l'autre sous prétexte de faire chier le fonctionnaire.
Etre sûr de soi, se servir de l'autre comme objet, au prétexte d'être plus cool.
Ne rien savoir, jamais, sur rien, et en être fier.
Finalement, la rupture date de 1980.
Et elle est moche.